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mercredi 1 juin 2011

INDIGNADOS : L'Europe s'indigne


par le 24 mai 2009

Stéphane Hessel est entendu à Bruxelles. Europe Solidaires dénonce Bilderberg et le Siècle. Des fonctionnaires de l'Union appellent à une pétition pour préserver l'Europe sociale. Madrid, Paris, Bruxelles... L'Union européenne n'est pas fatalement libérale comme des politiques français ou européens veulent à tout prix le faire croire et en convaincre l'opinion. Faire suivre cette pétition à Londres, Dublin, Athènes, Lisbonne, Rome, Sofia, Bucarest, Bratislava, Prague, Varsovie, ... Aux socialistes de se saisir de cette indignation à moins qu'il faille que l'opinion progressiste, républicaine et solidaire s'émancipe, malgré quelques résistances, d'un socialisme devenu complice. Comme en Islande ?

From : Europe Solidaire [mailto:Comite@europe-solidarity.eu]
Sent : Monday, May 30, 2011 8:45 PM
To: @lists.eurotradeunion.eu
Subject : Pétition pour une Europe solidaire : signez et faites signer 

La solidarité, au cœur de la relance du projet européen 

À l’origine, la solidarité, fondée sur la recherche de l’intérêt commun, a été voulue et conçue comme le cœur et le moteur de la construction européenne.

Cette solidarité s’imposait alors par nécessité et devrait à nouveau s'imposer aujourd’hui dans la situation de crise et de mondialisation que nous vivons.

Pendant les 30 dernières années, l’hégémonie culturelle « ultra-libérale », qui a inspiré une majorité d’États membres, a imposé chaque jour moins de solidarité dans ces États membres et, par contagion, à l'ensemble de l'Union européenne. Cette vision idéologique de l'économie s'est traduite par moins de services publics, et a désigné le marché comme régulateur suprême de l'économie et, donc, de la vie du citoyen européen.

Les dérives de cette politique ultra-libérale, cause de la crise économique, poursuivent la destruction des acquis sociaux des Européens (sécurité sociale, pensions, enseignement, recherche, etc.), fruits de longues et difficiles conquêtes sociales.

En effet, cette politique affaiblit la construction européenne en la confinant de plus en plus à un rôle d’une simple zone de libre-échange où l’intérêt du citoyen européen n’est plus le moteur.

Combinée aux tentations de replis identitaires nationaux et régionaux, cette politique a en outre fait perdre aux peuples européens le sens d’un destin partagé.

La financiarisation excessive de l’économie, conjuguée à une absence de régulation, a conduit à la crise économique actuelle et aux difficultés connues au sein des États membres.

Les réponses actuelles de l’Union Européenne ne sont pas à la hauteur des défis posés car elles demeurent trop nationales et insuffisamment solidaires.

En effet, dans cette tourmente financière, les États renflouent massivement les banques, contractent leurs dépenses pour revenir à un déficit de moins de 3% et font ainsi payer la note au citoyen européen des seules classes moyennes et populaires.

En se perpétuant, cette situation instaure ainsi une précarité massive du travail et un chômage désastreux.

Elle s'accompagne aussi d'une réduction drastique des services publics, désormais qualifiés de "trop onéreux" voire d’"inutiles"! 

Or, c’est justement en période de crise que les services publics et les services d’intérêt général sont les plus nécessaires.

Ils peuvent jouer non seulement un rôle d'amortisseur pour la crise mais aussi renforcer la cohésion sociale et préparer la relance économique. Car la solidarité, c'est aussi se projeter ensemble dans l'avenir, c'est aussi concevoir la cohésion sociale comme condition d'une compétitivité retrouvée de l'économie européenne.

Ces efforts ne peuvent trouver leur pleine efficacité que dans un cadre européen.

Comment assurer la sauvegarde et le renforcement du modèle social européen où se conjuguent liberté, démocratie, solidarités collectives, progrès social, développement durable et équitable?

Par plus de solidarité à tous les niveaux. Solidarité citoyenne. Solidarité entre générations. Solidarité entre actifs, inactifs et précaires. Solidarité entre États membres au sein de l’Union européenne. 

Pour bâtir une Union européenne solidaire, qui rassemble ses Peuples et soit au service de ses citoyens, 

pour sauvegarder et renforcer le modèle social européen,

pour mettre en place des réponses à la crise qui nécessitent gouvernance économique et moyens budgétaires européens,

pour que les choix politiques légitimes opérés aux niveaux européen, national, régional et local soient mis en oeuvre par des fonctions publiques permanentes, compétentes et donc indépendantes de tous les groupes de pression nationaux et groupes d'intérêt sectoriels,

pour que l'Union européenne dispose effectivement de la masse critique pour peser suffisamment à la fois pour élaborer des solutions solidaires et équitables et pour défendre les intérêts communs de ses citoyens sur la scène internationale, 

pour que les "peuples d'Europe" soient appelés par leurs gouvernements à une union sans cesse plus étroite et pour que les "citoyens de l'Union" soient effectivement représentés au Parlement dans l'élaboration des politiques européennes (art. 14 TUE) , 

NOUS, SIGNATAIRES, demandons qu’un débat public soit rapidement entamé de manière assez étendue afin que le citoyen européen puisse faire, en toute connaissance de cause, ses choix sur l'Europe à construire ensemble.

NOUS demandons au Parlement européen, à la Commission européenne, au Comité économique et social européen et au Comité européen des régions d’ouvrir ce débat en leur sein et avec les citoyens européens.
  

Les premiers signataires : 

Agnes Lahaye; Alain LE-PAS; Alessandro ZAPPIA; Ana GARCIA-SAGUAR; Andreas Menidiatis; Angelo Pompeo; ARIF Kader; Arnaud Bordes; BEAUMOND Hans-Christian; BEHRENDT Wolfgang ; Bidaut Bernadette; Brigitte Degen; bruno paracchini; Bruno Uguccioni; Carmela ZAMMIT; Catherine Vieilledent-Monfort; CHAILLET Christophe; Charles-Henri Metzger; Christina Vosberg; Corinne VIDAL; Crabbé-Altmann; Cristiano Sebastiani; Daniel Bauwens; Daniel Calvanese; Daniela BALLO; Daniela TERRILE; Danielle Lardinois; DE LARTIGUE Myriam; DESCAMPS Maryse; DIAS Alexandre; Diego VILLALBA-DE-MIGUEL; dierregi@libero it; Dimitri Coutsouradis; Domenico Rosati; Dominique Kempeners; Doriano ZUCCONI; Eikosipentaris Georgios; Ellen SCHRAUDOLPH-GAUTIER; Elsa DE PERSIO; Eve RANDVERE; Fernandes da Silva Cristina; ferreira ramos Maria Helena; Filomena Conte-Bongiorno; Fotini Chiou; Franco Cupini; Franco Ianniello; Francoise Engel; Friuli Francesca; GALLO Agostino; GARCÍA GOMEZ Pilar; Georges Spyrou; Georges Vlandas; Gerard Hanney; Giancarlo Sabatini; Gianfranco Copetti; Giovanni Conte; Giovanni Merlini; Giuseppe Aristei; Giuseppe Porcaro; Giuseppe Rizzo; Greta HAEMS; Guido Ehrenfreund; Hans TORREKENS; Hans-Christian Sack; Helena Ferreira-Ramos-Vlahopoulos; Helga Vogelmann; Horst Schroeder; Jacques Bournonville; Jan NILL; JASCHKE Lothar ; Jean PEPI; jean-françois drevet; Jean-Louis Blanc; Jeannie Vergnettes; JOCKMANS Nathalie; Jorge CARVALHO; Kristallenia Bogiati-Vardaki; LECHADO Jose Carlos; Leonardo Barbieri; LESTER Jeremy ; Lhoir Véronique; Luca Favaron; Luigi Rambelli ; Luisa De Bonis; Mantegazzini Chiara; Manuel LOPEZ-CEJUDO; Manuela Gomes; Maria GLOWACZ-DE-CHEVILLY; Maria OCHOA; Maria-Cristina Marolda; Maria-Do-Rosario Cotrim; Maria-Josefa Morcillo-Gomez; Marie-Claire Sechan-Vassiliadis; Marie-Elisabeth Volckrick; Mario Catizzone; Mario COSTA-BENTO; Mario Greco; Mario SGARRELLA; Marisa Penocchio; Martine Cabanne; Michael Cwik; Michael DOCHERTY; Michalis KETSELIDIS; Michel Guillet; Michel Soubies; Michel Tillieut; Michele Magermans; Michele Ottati; Mikhail Kapellas; moeschal veronique; Monique SABY; NIKI Niceia Pappamikail; Olivier BRUNET; Orlandi Anna Maria; Papale Elpidio; Paul Frix; Penelope VLANDAS; Philippe D  Grosjean; Popotas Costas; Raymond Hill; Real Vermette; Regine Coveliers; Rene-Pierre KOCH; Roberto HAYDER; Roland Schintgen; Rosanna Passarella; Rudy Hautman; Sansigre Marta; Scarano Rosario; SCRIMALI Liliana; Sebastiano FUMERO; Silvana Pennella; Simon TERSELEER; Soyer Jean-Paul; Stavaux Michel; Stefania MARRONE; Sylvia KREUZBERGER; Sylvie Vlandas; TAPIAS Margarita; Teresa Oliveira; Thibaut SARBU-LEFAVRAIS; Thierry JACQUIN; tomas pallas; Ton franssen; TORONJO BENITEZ Jose Alberto; TURK Barbara; Valerie BOUR; Vancampenhout Roger; Vehovar Milena; Vessela KARLOUKOVSKA; Victor ESTEBAN-GRAN; vieilledent; Walker Karl-Heinz; Willemien BOERSMA; Youssouroum Noe; Zaloznik Olga;

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samedi 28 mai 2011

#SpanishRevolution‬‏ : Despierta !

De : angelisima | 19 mai 2011 

Despierta !

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Facebook, Twitter et les "Indignés" le 25/05/2010

Des milliers de citoyens en mal d'avenir envahissent les places espagnoles depuis le 15 mai. Via les réseaux sociaux, le mouvement se structure et prend de l'ampleur. 

 

Le printemps arabe s'était appuyé sur les réseaux sociaux pour se structurer. Aujourd'hui, les Espagnols reproduisent le même schéma. Depuis dix jours, les Indignés investissent les places de plus de 70 villes, se coordonnant via Twitter et Facebook. Ces citoyens de tout âge dénoncent la précarité de leur situation, dans un pays où le chômage atteint 22 % et culmine à 48 % pour les 18-30 ans. Las de voir les politiques laisser l'Espagne s'enliser dans une crise économique, ils réclament une "réelle démocratie, maintenant", mot d'ordre de la contestation. 

À l'origine de la révolte, un simple événement Facebook. Fin décembre 2010, un internaute lance sur le réseau social l'idée d'une manifestation à l'approche des élections municipales. Le 15 mai, les jeunes Madrilènes se rassemblent sur la place de la Puerta del Sol à Madrid et installent leur campement. Malgré l'action de la police, ils reviennent dès le lendemain à plus de 5 000.

#SpanishRevolution

Aujourd'hui, entre 10 000 et 30 000 personnes se réunissent chaque soir sur la place madrilène, et celle que l'on appelle désormais la #SpanishRevolution - de son nom sur Twitter - s'est étendue au reste du pays. Mercredi, 359 747 personnes "aimaient" "Democracia real YA", la page Facebook du collectif qui gère le mouvement, tandis que 147 384 internautes adhéraient à celle de la Spanish Revolution. Sur Twitter, le compte du même nom enregistre près de 50 000 abonnés. "Les réseaux sociaux sont un espace de prise de parole des sans-voix et aident à amplifier les mouvements sociaux", avance Serge Proulx, spécialiste des médias.

En France, le mouvement prend forme. Le 20 mai, 200 personnes se rassemblaient place du Capitole à Toulouse. Le 22, ils étaient une cinquantaine à envahir la place de la République à Perpignan. Des appels dans plus de 15 villes françaises ont, par ailleurs, été lancés les 24 et 25 mai. Comme en Espagne, les réseaux sociaux jouent un rôle de coordination indispensable. "On organise des commissions pour les actions, les photos, la communication, etc. Puis on fait des appels sur Twitter pour savoir qui souhaite participer", explique Julien Klein, du collectif Démocratie réelle, maintenant, équivalent de Democracia real YA.

Structurer un mouvement citoyen

"Facebook n'est ni nécessaire, ni suffisant pour faire la révolution", a assuré mercredi son fondateur Mark Zuckerberg, lors de l'e-G8. Si la révolte s'appuie sur les réseaux sociaux, elle naît d'une réelle mobilisation. Mais "ces manifestations partent de la société civile, et non d'un syndicat ou d'un groupe politique, d'où le besoin de structurer le mouvement via les réseaux sociaux", analyse Julien Klein. François-Bernard Huyghe, sociologue des médias, rejoint cette idée. "Facebook, en synergie avec Twitter, sert à transformer une situation de mécontentement diffus en une mobilisation concrète. Ces outils aident à s'organiser, formuler des revendications et surtout donner des objectifs pratiques", résume le spécialiste des médias.

À l'inverse du mouvement espagnol, la #FrenchRevolution vit pour l'instant plus sur le Web que dans la rue. "La situation n'est pas idéale en France, mais ce n'est pas le même schéma qu'en Espagne, interprète Bernard Bessière, spécialiste de l'Espagne contemporaine. Il y a moins de chômage, et puis la population est concentrée sur d'autres choses, comme l'affaire DSK, la présidentielle...". Selon l'affluence de la manifestation prévue le 29 mai place de la Bastille, les "indignés" français se prononceront sur la poursuite du mouvement. 

par Sophie Pams
source : http://www.lepoint.fr

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mercredi 18 mai 2011

Procureur hors la loi !

QUI EN PARLE ?

Il est passionnant de regarder comment les médias hiérarchisent l'information. La semaine dernière, par exemple, le plus important, c'était la mort de Ben Laden, le mariage à Londres du prince William, la béatification à Rome de Jean Paul II, le scandale des quotas dans le foot­ball français et la Porsche servant de taxi à Dominique Strauss-Kahn. Ce qui ne l'était pas, à l'inverse ? L'interview de Carla Bruni-Sarkozy dans le Parisien, passée inaperçue. 

Mais parfois, et c'est une pierre dans le jardin des journalistes, certaines infor­mations de première importance, pour la démocratie, pour le débat citoyen, ne retiennent pas l'attention des médias et, par ricochet, celle du grand public. 

Un exemple. Chacun se souvient de l'affaire Bettencourt. La juge Isabelle Prévost-Desprez en avait été dessaisie parce que le procureur de la république de Nanterre, Philippe Courroye, la suspectait de violation du secret professionnel. Grave suspicion. Pour démontrer la faute de la juge, Courroye avait demandé à la police de saisir les relevés téléphoniques de trois journalistes du Monde censés être en rela­tion avec Mme Prévost-Desprez. Résultat ? La juge, par définition indépendante, avait été mise sur la touche, et les affaires Woerth-Bettencourt dépaysées à Bordeaux. Or, on vient d'apprendre, dans un arrêt de la chambre d'instruction de la cour d'appel de Bordeaux, que le procureur Courroye était dans l'illégalité, qu'en réclamant ces relevés téléphoniques il a contrevenu au code de procédure pénale, à la Convention européenne des droits de l'homme, à la loi sur la liberté de la presse et au principe du secret des sources des journalistes ! En rai­son de cette procédure, illégale, donc, l'in­tégrité d'une juge a été mise en cause et le scandale politique Woerth-Bettencourt enterré, pour un temps au moins.

Or, aucun média, à l'exception du jour­nal le Monde, n'a dénoncé ce scandale dans le scandale. Personne ne s'est interrogé pour savoir si le célèbre procureur Cour­roye, qui n'a cessé de clamer qu'il accom­plissait son travail « en toute indépendance », n'était pas en réalité en service politique commandé. Pourquoi ? 

Laurent Neumann 


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