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lundi 27 juin 2011

Toujours "Indignados" et le Pacte de l'Euro


En Espagne, les Indignés se portent bien. Plusieurs centaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues d'une soixantaine de villes espagnoles ce dimanche. Alors que les médias parlaient de fissure entre le mouvement du 15 mai et le reste de la population, les chiffres de participation montrent une réalité bien différente, notamment à Barcelone. Les étudiants, retraités, chômeurs, salariés menacés de licenciement ou encore employés des hôpitaux et de l'éducation, entre autres indignés, ont défilé contre le Pacte de l'Euro en proclamant qu'ils «ne payeraient pas leur crise».

 
par le 20 juin 2011

S'il est vrai que la présence sur les places s'est réduite dans les différentes villes où il y avait un campement, le soutien de la population ne cesse d'augmenter. Dans les villages et quartiers, les assemblées décentralisées commencent à prendre leurs marques. Après la journée de mobilisation internationale (qui s'est soldée à Paris par une centaine de détenus) du 19 juin, le mouvement du 15 mai prévoit de nouvelles actions. Au cours de cette semaine débutera la "marche populaire indignée", divisée en cinq routes différentes qui arriveront à Madrid le 23 juillet. Les participants à la marche s'arrêteront chaque jour dans une ville différente afin de recueillir des idées.

A Barcelone, la proposition d'un référendum contre les coupes budgétaires prend forme. Le gouvernement catalan prévoit en effet de réduire considérablement le budget de la santé et de l'éducation pour l'année 2012.

Par ailleurs, la proposition d'une grève générale, un des objectifs latents du mouvement, commence à se répandre. Il s'agit d'un véritable défi, dans un pays peu habitué aux grèves.

D'autres groupes envisagent d'organiser le 15 octobre un référendum non officiel sur une réforme du système politique, qui permettrait plus de transparence, plus d'indépendance du pourvoir judiciaire, plus de proportionnalité dans le système électoral ainsi qu'une démocratie plus participative (budgets participatifs, référendums d'initiative populaire), etc.

Le collectif "Democracia Real Ya!" a également prévu une journée internationale de manifestation le même jour. Le Mouvement du 15 mai n'est pas près de s'essoufler.

mercredi 1 juin 2011

INDIGNADOS : L'Europe s'indigne


par le 24 mai 2009

Stéphane Hessel est entendu à Bruxelles. Europe Solidaires dénonce Bilderberg et le Siècle. Des fonctionnaires de l'Union appellent à une pétition pour préserver l'Europe sociale. Madrid, Paris, Bruxelles... L'Union européenne n'est pas fatalement libérale comme des politiques français ou européens veulent à tout prix le faire croire et en convaincre l'opinion. Faire suivre cette pétition à Londres, Dublin, Athènes, Lisbonne, Rome, Sofia, Bucarest, Bratislava, Prague, Varsovie, ... Aux socialistes de se saisir de cette indignation à moins qu'il faille que l'opinion progressiste, républicaine et solidaire s'émancipe, malgré quelques résistances, d'un socialisme devenu complice. Comme en Islande ?

From : Europe Solidaire [mailto:Comite@europe-solidarity.eu]
Sent : Monday, May 30, 2011 8:45 PM
To: @lists.eurotradeunion.eu
Subject : Pétition pour une Europe solidaire : signez et faites signer 

La solidarité, au cœur de la relance du projet européen 

À l’origine, la solidarité, fondée sur la recherche de l’intérêt commun, a été voulue et conçue comme le cœur et le moteur de la construction européenne.

Cette solidarité s’imposait alors par nécessité et devrait à nouveau s'imposer aujourd’hui dans la situation de crise et de mondialisation que nous vivons.

Pendant les 30 dernières années, l’hégémonie culturelle « ultra-libérale », qui a inspiré une majorité d’États membres, a imposé chaque jour moins de solidarité dans ces États membres et, par contagion, à l'ensemble de l'Union européenne. Cette vision idéologique de l'économie s'est traduite par moins de services publics, et a désigné le marché comme régulateur suprême de l'économie et, donc, de la vie du citoyen européen.

Les dérives de cette politique ultra-libérale, cause de la crise économique, poursuivent la destruction des acquis sociaux des Européens (sécurité sociale, pensions, enseignement, recherche, etc.), fruits de longues et difficiles conquêtes sociales.

En effet, cette politique affaiblit la construction européenne en la confinant de plus en plus à un rôle d’une simple zone de libre-échange où l’intérêt du citoyen européen n’est plus le moteur.

Combinée aux tentations de replis identitaires nationaux et régionaux, cette politique a en outre fait perdre aux peuples européens le sens d’un destin partagé.

La financiarisation excessive de l’économie, conjuguée à une absence de régulation, a conduit à la crise économique actuelle et aux difficultés connues au sein des États membres.

Les réponses actuelles de l’Union Européenne ne sont pas à la hauteur des défis posés car elles demeurent trop nationales et insuffisamment solidaires.

En effet, dans cette tourmente financière, les États renflouent massivement les banques, contractent leurs dépenses pour revenir à un déficit de moins de 3% et font ainsi payer la note au citoyen européen des seules classes moyennes et populaires.

En se perpétuant, cette situation instaure ainsi une précarité massive du travail et un chômage désastreux.

Elle s'accompagne aussi d'une réduction drastique des services publics, désormais qualifiés de "trop onéreux" voire d’"inutiles"! 

Or, c’est justement en période de crise que les services publics et les services d’intérêt général sont les plus nécessaires.

Ils peuvent jouer non seulement un rôle d'amortisseur pour la crise mais aussi renforcer la cohésion sociale et préparer la relance économique. Car la solidarité, c'est aussi se projeter ensemble dans l'avenir, c'est aussi concevoir la cohésion sociale comme condition d'une compétitivité retrouvée de l'économie européenne.

Ces efforts ne peuvent trouver leur pleine efficacité que dans un cadre européen.

Comment assurer la sauvegarde et le renforcement du modèle social européen où se conjuguent liberté, démocratie, solidarités collectives, progrès social, développement durable et équitable?

Par plus de solidarité à tous les niveaux. Solidarité citoyenne. Solidarité entre générations. Solidarité entre actifs, inactifs et précaires. Solidarité entre États membres au sein de l’Union européenne. 

Pour bâtir une Union européenne solidaire, qui rassemble ses Peuples et soit au service de ses citoyens, 

pour sauvegarder et renforcer le modèle social européen,

pour mettre en place des réponses à la crise qui nécessitent gouvernance économique et moyens budgétaires européens,

pour que les choix politiques légitimes opérés aux niveaux européen, national, régional et local soient mis en oeuvre par des fonctions publiques permanentes, compétentes et donc indépendantes de tous les groupes de pression nationaux et groupes d'intérêt sectoriels,

pour que l'Union européenne dispose effectivement de la masse critique pour peser suffisamment à la fois pour élaborer des solutions solidaires et équitables et pour défendre les intérêts communs de ses citoyens sur la scène internationale, 

pour que les "peuples d'Europe" soient appelés par leurs gouvernements à une union sans cesse plus étroite et pour que les "citoyens de l'Union" soient effectivement représentés au Parlement dans l'élaboration des politiques européennes (art. 14 TUE) , 

NOUS, SIGNATAIRES, demandons qu’un débat public soit rapidement entamé de manière assez étendue afin que le citoyen européen puisse faire, en toute connaissance de cause, ses choix sur l'Europe à construire ensemble.

NOUS demandons au Parlement européen, à la Commission européenne, au Comité économique et social européen et au Comité européen des régions d’ouvrir ce débat en leur sein et avec les citoyens européens.
  

Les premiers signataires : 

Agnes Lahaye; Alain LE-PAS; Alessandro ZAPPIA; Ana GARCIA-SAGUAR; Andreas Menidiatis; Angelo Pompeo; ARIF Kader; Arnaud Bordes; BEAUMOND Hans-Christian; BEHRENDT Wolfgang ; Bidaut Bernadette; Brigitte Degen; bruno paracchini; Bruno Uguccioni; Carmela ZAMMIT; Catherine Vieilledent-Monfort; CHAILLET Christophe; Charles-Henri Metzger; Christina Vosberg; Corinne VIDAL; Crabbé-Altmann; Cristiano Sebastiani; Daniel Bauwens; Daniel Calvanese; Daniela BALLO; Daniela TERRILE; Danielle Lardinois; DE LARTIGUE Myriam; DESCAMPS Maryse; DIAS Alexandre; Diego VILLALBA-DE-MIGUEL; dierregi@libero it; Dimitri Coutsouradis; Domenico Rosati; Dominique Kempeners; Doriano ZUCCONI; Eikosipentaris Georgios; Ellen SCHRAUDOLPH-GAUTIER; Elsa DE PERSIO; Eve RANDVERE; Fernandes da Silva Cristina; ferreira ramos Maria Helena; Filomena Conte-Bongiorno; Fotini Chiou; Franco Cupini; Franco Ianniello; Francoise Engel; Friuli Francesca; GALLO Agostino; GARCÍA GOMEZ Pilar; Georges Spyrou; Georges Vlandas; Gerard Hanney; Giancarlo Sabatini; Gianfranco Copetti; Giovanni Conte; Giovanni Merlini; Giuseppe Aristei; Giuseppe Porcaro; Giuseppe Rizzo; Greta HAEMS; Guido Ehrenfreund; Hans TORREKENS; Hans-Christian Sack; Helena Ferreira-Ramos-Vlahopoulos; Helga Vogelmann; Horst Schroeder; Jacques Bournonville; Jan NILL; JASCHKE Lothar ; Jean PEPI; jean-françois drevet; Jean-Louis Blanc; Jeannie Vergnettes; JOCKMANS Nathalie; Jorge CARVALHO; Kristallenia Bogiati-Vardaki; LECHADO Jose Carlos; Leonardo Barbieri; LESTER Jeremy ; Lhoir Véronique; Luca Favaron; Luigi Rambelli ; Luisa De Bonis; Mantegazzini Chiara; Manuel LOPEZ-CEJUDO; Manuela Gomes; Maria GLOWACZ-DE-CHEVILLY; Maria OCHOA; Maria-Cristina Marolda; Maria-Do-Rosario Cotrim; Maria-Josefa Morcillo-Gomez; Marie-Claire Sechan-Vassiliadis; Marie-Elisabeth Volckrick; Mario Catizzone; Mario COSTA-BENTO; Mario Greco; Mario SGARRELLA; Marisa Penocchio; Martine Cabanne; Michael Cwik; Michael DOCHERTY; Michalis KETSELIDIS; Michel Guillet; Michel Soubies; Michel Tillieut; Michele Magermans; Michele Ottati; Mikhail Kapellas; moeschal veronique; Monique SABY; NIKI Niceia Pappamikail; Olivier BRUNET; Orlandi Anna Maria; Papale Elpidio; Paul Frix; Penelope VLANDAS; Philippe D  Grosjean; Popotas Costas; Raymond Hill; Real Vermette; Regine Coveliers; Rene-Pierre KOCH; Roberto HAYDER; Roland Schintgen; Rosanna Passarella; Rudy Hautman; Sansigre Marta; Scarano Rosario; SCRIMALI Liliana; Sebastiano FUMERO; Silvana Pennella; Simon TERSELEER; Soyer Jean-Paul; Stavaux Michel; Stefania MARRONE; Sylvia KREUZBERGER; Sylvie Vlandas; TAPIAS Margarita; Teresa Oliveira; Thibaut SARBU-LEFAVRAIS; Thierry JACQUIN; tomas pallas; Ton franssen; TORONJO BENITEZ Jose Alberto; TURK Barbara; Valerie BOUR; Vancampenhout Roger; Vehovar Milena; Vessela KARLOUKOVSKA; Victor ESTEBAN-GRAN; vieilledent; Walker Karl-Heinz; Willemien BOERSMA; Youssouroum Noe; Zaloznik Olga;

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samedi 21 mai 2011

#Acampada : Protestos em toda a Espanha continuam vivos !

Milhares desafiam proibição e mantêm protestos em toda a Espanha - JN 

Dezenas de milhares de pessoas pernoitaram e permanecem, este sábado, concentradas em praças em vários pontos de Espanha, com destaque para Madrid, Barcelona e Sevilha, em protestos pacíficos que as autoridades não impedirão.


Milhares de pessoas desafiam as autoridades, este sábado, dia de reflexão antes das eleições regionais e municipais de domingo, ao manifestarem-se em várias cidades espanholas, apesar de as concentrações terem sido declaradas ilegais.

A Puerta del Sol, em Madrid, ou a Praça da Catalunha, em Barcelona, registaram desde o final da tarde de sexta-feira e durante a madrugada deste sábado as maiores enchentes, com os "indignados" a prometerem permanecer no local pelo menos até domingo.

Em Madrid milhares de pessoas dormiram na 'cidade improvisada' instalada na Puerta del Sol, depois de uma longa noite que decorreu sem incidentes.

Às primeiras horas de sol, voluntários entre os manifestantes começaram a limpar a praça, preparando-se para o regresso durante o dia de mais gente ao que se tornou o centro nevrálgico deste processo.

Apesar do elevado número de manifestantes durante a noite de sexta-feira e madrugada de sábado, a Puerta del Sol esteve sempre dominada pela responsabilidade e pelo respeito, com equipas a limpar a praça regularmente e outros a verificarem quem bebe álcool para que evitem problemas com as autoridades.

Estão previstas várias assembleias para hoje, à semelhança do que já aconteceu nos últimos dias, onde se debatem propostas sobre temas tão variados como imigração, saúde e educação, política e economia, ambiente ou convivência.

Vizinhos e residentes próximos continuam a apoiar os manifestantes e hoje voltaram a aparecer carrinhas carregadas com churros, café quente e chocolate quente.

A 'cidade improvisada' está tão consolidada que hoje, segundo informaram os organizadores no seu twitter, "o carteiro trouxe uma carta" dirigida a "@acampadasol, Puerta del Sol, S/N 28013 Madrid".

A Puerta del Sol continua marcada por milhares de cartazes de reivindicação política, improvisados e versando sobre aspetos variados da realidade política e económica espanhola.

Desde a meia-noite, altura em que o protesto entrou oficialmente na ilegalidade -- determinada pela Junta Eleitoral Central -- muitos dos concentrados levam ao peito uma tira de papel onde se pode ler "reflexionando" (reflectindo).

Esse tema também já está presente no novo 'tag' definido pelos organizadores e distribuído pelo twitter: além de '#acampadasol', '#tomalaplaza' ou '#nosnosmoveremos', agora cresce o '#estoesreflexion'

source : http://www.jn.pt 

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